Mon expérience Erasmus

Bon je sais, j’ai fini mes études depuis un petit moment, mais je trouve encore plus intéressant de vous proposer un article sur mon expérience Erasmus et ce que cela m’a apporté maintenant que j’ai suffisamment de recul sur la chose. On commence par un petit rappel des fois que le terme Erasmus vous serait totalement inconnue. Pour faire simple, on fait le choix de passer une partie de nos études à l’étranger. Le plus souvent c’est 6 mois, mais on peut aussi partir pour une année scolaire complète. La différence avec l’année de césure ? On n’est pas là pour rigoler (en théorie bien sûr puisque la fête est une pratique universelle), on est là pour suivre les cours et accessoirement passer les examens quand la période touche à sa fin.

Une immersion dans la langue

Alors pourquoi est-ce que j’ai fait le choix de partir en Erasmus alors que je pouvais partir en césure en Australie ou en profiter pour faire le tour du monde ? Déjà pour une question de coûts évidente. Quand on part en Erasmus, on bénéficie de bourse pour nous aider financièrement à payer notre logement sur place (ou simplement l’électricité vu le montant des aides…). Mais c’est surtout parce que j’avais vraiment envie d’une vraie immersion dans la langue anglaise (c’est aussi possible en césure mais il y a plus de chances qu’on y parte entre copains et qu’on oublie un peu l’anglais…). J’ai donc choisi le Royaume Uni et après une longue hésitation entre le Pays de Galles et l’Ecosse (oui l’université là-bas ressemblait vraiment à Poudlard vous comprenez), j’ai finalement choisi le Pays de Galles pour raison de distance et de luminosité. Finalement, sans le savoir, j’ai atterri dans la ville la plus humide du pays (beaucoup plus humide qu’en Bretagne, oui c’est possible).

Une autre façon d’apprendre

Au delà de l’immersion dans la langue anglaise, j’avais aussi envie de découvrir une autre façon d’apprendre. Pour le coup, j’ai vraiment été ravie. Des professeurs modernes qui font leurs cours pieds nus et qui comprennent qu’on ne peut pas se concentrer parfaitement sur une tache plus de 30 minutes. Pas beaucoup d’heures de cours mais beaucoup de travail personnel qui requiert des recherches. Et surtout la possibilité de choisir ce qu’on apprend. Ce qui nous intéresse le plus et donc ce qu’on va forcément d’avantage retenir.

Des amis qui viennent du monde entier

On avait fait le choix avec ma meilleure amie de partager une maison en colocation avec d’autres étudiants étrangers. Deux espagnoles et une allemande. La vie n’a pas été facile tous les jours, on est confronté aux habitudes des autres, comme on pourrait l’être en vivant en colocation en France mais avec les différences culturelles en plus. Mais à côté de ça, l’amitié qu’on a développée entre nous et les nouvelles connaissances que j’ai pu faire par le biais de mes colocataires n’ont pas de prix. C’est un peu comme quand vous partez en vacances pour une semaine, les relations qu’on développe sont plus intenses parce qu’on sait qu’on ne vivra l’expérience qu’une seule fois. Après plus de trois ans, j’ai toujours des nouvelles très régulières de mes ami(e)s rencontrés là-bas. On a jamais réussi à se revoir pour l’instant mais on essaye de trouver un créneau pour le faire tous les ans (on y arrivera peut-être un jour). Et puis le gros point positif, c’est la possibilité de visiter d’autres pays et d’être gracieusement hébergé.

Erasmus

Une ouverture d’esprit

Partir en Erasmus c’est avant tout faire le choix d’apprendre des autres et de leurs cultures, de casser les préjugés qu’on peut avoir sur certaines nationalités comme eux peuvent en avoir sur nous. C’est expérimenter de nouvelles choses, s’émerveiller de tout.

Un gain de confiance en soi

C’est ce que je retiens le plus de cette expérience, c’est sans aucun doute le gain de confiance en moi. Quand on se retrouve à devoir se débrouiller seule plus ou moins dans un pays qu’on ne connaît pas, qu’on doit s’exprimer dans une langue que l’on ne maîtrise pas forcément très bien, on prend sur soi pour faire des choses. Pour recharger la carte d’électricité, se rendre à l’administration pour changer son emploi du temps, parler devant une caméra studio comme une miss météo et faire une présentation devant un amphithéâtre rempli d’Anglais et s’exprimer dans leur langue sans stresser sont autant de chose que j’ai été capable de faire à la fin. Et surtout, ne plus avoir peur de m’exprimer dans une langue que je ne parle pas parfaitement même si je fais des erreurs.

Je vous conseille vraiment de tenter l’expérience si vous le pouvez et pourquoi pas d’enchaîner sur une césure qui a aussi beaucoup d’avantages.

2 Comments

  1. Hello !

    Alors quel hasard, je faisais justement ce matin ma présentation orale de mon erasmus !
    Tu résumes bien ce que l’érasmus fait à quelqu’un. J’ai bien aimé le mien, meme si je n’ai pas non plus été transcendée (comme toi, je crois… ? Ou je me trompe de personne ç_ç ?).

    Maintenant, il est indéniable que cela grandit BEAU-COUP ! C’est meme difficile à expliquer pour quelqu’un qui ne l’a pas fait…
    Y’a cette image de « ouais, c est easy, vous faites juste la fete ». Oui mais non.
    De un, tu fais la fete si t’as envie (c’est moins mon truc, meme si j’ai quand meme profité).
    Ensuite, ben… Personne est derrière toi. Ta famille (meme si skype existe) est pas derrière toi, personne ne va « ramasser tes merdes » (ahah) derrière toi, s’occuper de toi si t’es malade (bon, si tes colocs sont sympa, ils le font !). Meme si t’es quand meme entourée.

    Enfin, personnellement je ne regrette pas de l’avoir fait. J’aurais peut-etre fait certaines choses différemment mais sinon…
    Je suis contente. 😀

    Désolée du pavé !

    Bisous !

    • J’avais vraiment beaucoup apprécié mon erasmus en fait ^^. Oui c’est exactement ça, la distance même si le Royaume Uni c’est assez proche de la France ça te fait prendre conscience de plein de choses, comme qui sont tes vrais amis qui te donne des nouvelles même si tu es loin, que tu es attaché(e) à ta famille et que comme tu le dis si bien, un jour il faut bien apprendre à se gérer seul(e). J’avoue que l’expérience m’aurait beaucoup moins plus si j’avais dû habiter dans une résidence universitaire ou si je m’étais mal entendue avec mes colocataires. Heureusement pour moi dans l’ensemble tout s’est bien passé.
      En même temps mon article aussi est un pavé, donc je ne t’en veux absolument pas 🙂

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.