Quand le monde de la K-beauty paraît moins rose

Si vous êtes des inconditionnelles de la K-beauty, il y a certainement un produit dont vous ne pouvez pas vous passer et qui trône fièrement dans votre salle de bain: les sheet masks (ou masques en tissu). Il y en a pour tous les goûts, toutes les envies, tous les types de peau. Le packaging est bien sûr très mignon comme la plupart des produits cosmétiques coréens et ça sent souvent très bon. Bref, après une longue journée c’est l’allié beauté par excellence, celui qui nous réconforte et avec lequel on est sûr de passer un agréable moment cocooning. Oui mais voilà, depuis quelques temps sur la toile, on chuchote que ces masques ne seraient pas si géniaux et irréprochables que cela…

Certaines marques auraient fait appel au pliage manuel pour leurs masques dans des conditions d’hygiène plus que douteuses…C’est ainsi, certaines ont pu retrouver des cheveux et même des insectes dans leur emballage, sans parler de l’aspect peu ragoutant de certains supports. En plus du problème des conditions d’hygiène et de sécurité qui incombent à la production de ces produits, c’est également un problème éthique puisque les femmes travaillant pour ces sociétés sont loin d’être bien payées.

sheet mask scandal

Et apparemment l’affaire ne serait pas si récente que cela. Des faits similaires avait déjà été rapportés en 2008 et 2011. Face à ce scandale, une communauté de blogueuses a mené l’enquête auprès des marques distributrices de masques pour faire la lumière sur les méthodes de fabrication employées. Si certaines marques ont répondu rapidement afin de rassurer les consommateurs (ex: Etude House, Holika Holika…), ce n’est pas le cas de toutes (vous pouvez suivre en direct les réponses des entreprises interrogées ici).

Alors, faut-il donc se débarrasser de nos masques et arrêter de s’en procurer ? Non, il suffit simplement d’être plus regardante sur la provenance de ces produits et faire confiance aux marques pour lesquelles la transparence sur les méthodes de fabrication est importante.

Il faut également rappeler que le pliage manuel ne pose pas problème s’il est effectué dans de bonnes conditions. Ainsi, des marques comme Whamisa ou Blossom Jeju font appel à cette méthode afin de respecter la fragilité des matériaux qu’elles utilisent comme le font remarquer les fondatrices du site Glow Recipe, Christine Chang et Sarah Lee.

Si vous voulez en savoir plus, je vous invite à lire ces très bons articles de Racked:

Laisser un commentaire